Carnet de voyages

Guadeloupe

Mon itinéraire de 12 jours en Guadeloupe

Rapport Qualité Prix
Noté 4 sur 5
Paysage
Noté 4 sur 5
Cuisine
Noté 3 sur 5
Sécurité
Noté 3.5 sur 5
Activités
Noté 5 sur 5
Difficulté physique
Noté 3.5 sur 5

 

 

Bonjour ! Sa ka maché?

Vous l’aurez deviné : aujourd’hui je vous embarque avec moi aux Antilles et plus précisément en Guadeloupe !

La Guadeloupe fait référence aux plages de sable blanc, à l’eau transparente, aux palmiers… bref, un cadre de rêve ! Et pourtant cette île n’était pas sur ma bucket list. 

C’est grâce à une trouvaille sur Skyscanner (pour changer) de billets à moins de 400 euros pour juin 2022 que je me suis laissée tenter ! 

Après y avoir passé 12 jours, je ne peux que vous conseiller d’ajouter cette île des Caraïbes à votre liste. En Guadeloupe, il y en a pour tous les goûts : Océan Atlantique, Mer des Caraïbes, cascades, forêt tropicale, volcan… et ça c’est plutôt chouette.

Comment venir en Guadeloupe ?

Trois compagnies desservent les Antilles depuis Paris en 8/9h de vol:

  • Corsair
  • Air Caraïbes
  • Air France 

Les prix sont relativement similaires et les trois compagnies n’incluent pas les bagages en soute. J’ai pris celle que je connaissais : Air France. L’un des avantages étant le bagage à main de 12 kgs!

Comment se déplacer en Guadeloupe?

La voiture est indispensable pour sillonner librement l’île !

Je suis passée par Alizée locations (chèques vacances acceptés), une agence locale au top située à 10 minutes de l’aéroport. Ils viennent vous chercher et vous déposent au retour. Le personnel est très sympathique, j’ai même eu le droit à un « Salam aleykom » à mon arrivée (j’ai failli lâcher une larme d’émotion).

Nous avons eu une Clio 4 pour seulement 110 € (kilométrages illimités, deuxième conducteur et assurance). 

Qu’en est-il de la conduite sur l’île ? 

On m’avait dit : « attention les locaux conduisent parfois imprudemment », mais on ne m’avait pas prévenu que la configuration des routes, notamment côté Basse Terre à l’Ouest, avaient été calquées sur le Tonnerre de Zeus du Parc Astérix ! Des virages serrés à droite, à gauche, en épingle, des montées, des démarrages en côtes qui m’ont donné des sueurs. Bref, la conduite est sportive. Néanmoins on s’en accommode, et le paysage en fond est tellement beau que vous arrivez (presque) à oublier tout le reste.

Où loger en Guadeloupe ?

L’île principale se divise en 2 parties :  Grande Terre à l’Est et Basse terre à l’Ouest.

J’ai choisi de résider sur les 2 côtés de l’île mais vous pouvez très bien ne réserver qu’un seul logement au centre, à Gosier près de Pointe à Pitre. Les points d’intérêts étant dispersés un peu partout sur l’île, dans tous les cas vous aurez de la route à faire. Ne vous fiez pas aux distances qui peuvent paraître courtes car vous serez rarement au-dessus de 100km/h sur la route.

Les 5 premiers jours nous avons logé à Bouillante dans un appartement nommé Le papillon bleu (réservation sur Booking via Igraal bien sûr) ! La vue depuis la terrasse donnant sur la baie est sublime.

Vue de notre logement à Bouillante

L’appartement appartient à Suzanne, une retraitée adorable qui nous avait préparé de quoi prendre le petit déjeuner le lendemain car nous sommes arrivés un dimanche (les magasins sont fermés). Elle nous apportait également de temps à autre des succulentes mangues de son jardin. 

Avis : Très bon logement, bien équipé, terrasse, parking et vue incroyable où vous pourrez profiter des couchers de soleil. 

Prix : 250 € pour 4 nuits.

A Grande Terre, nous étions à Saint François tout à l’est de l’île dans un Airbnb “la Kaz à Titou”, au style tropical avec jacuzzi (sans vis-à-vis) et cuisine en extérieur. Vous avez également accès à la piscine des propriétaires juste à côté.

Notre logement à Saint François

Avis : Hébergement original et dépaysant, néanmoins chambre étroite. Si vous avez besoin de silence complet pour dormir, prenez des boules quies car nous avons été « dérangé » par un petit oiseau qui chante du coucher au lever du soleil ! Et oui l’inverse de ses copains. Ce petit oiseau c’est la grive solitaire.

Prix : 275 € pour 5 nuits.

Que faire en Guadeloupe ?

Basse-Terre

Basse-Terre est vallonnée, verdoyante et sauvage. Les amateurs d’aventures seront servis. C’est le côté de l’île que j’ai préféré. Il est aussi moins touristique.

  • Jour 1 : Volcan de la soufrière et plage

Avec le décalage horaire nous étions levés à 4h du matin le premier jour. La météo ne semblant pas trop mauvaise, nous avons décidé de démarrer notre périple par l’ascension du volcan (tant qu’à faire). Une fois au pied de celui-ci le soleil avait disparu pour laisser place aux gros nuages gris… armés de nos chaussures de randonnée et de nos k-way, nous démarrons tout de même l’ascension.

Tout au long du chemin, la végétation est luxuriante et les roches nous entourent. Plus on grimpe et plus le temps est brumeux, nous ne voyons rien à 100 mètres. 

Carte du Volcan
Vue brumeuse sur la route du volcan

Au bout d’une heure, une forte averse pointe le bout de son nez…  elle n’a pas duré longtemps mais assez pour que nous soyons trempés de la tête aux pieds ! 

Les derniers kilomètres, l’ascension devient plus compliquée car assez pentue et les bourrasques de vent rendent l’équilibre difficile. Chaque pas nécessite une attention particulière pour ne pas tomber.

Malheureusement, une fois au sommet à 1467 mètres la vue est… sûrement très belle mais impossible de voir quoique ce soit, le paysage est masqué par la brume. Sachez-le, c’est le cas très souvent. Ne soyez pas déçu pour autant si cela vous arrive car ce n’est pas tous les jours que l’on a la chance de grimper sur un volcan et cela reste une belle aventure 🙂

L'ascension du volcan

Si vous souhaitez vous détendre les muscles, n’hésitez pas à aller au bain jaune, un bain d’eau thermale d’une trentaine de degrés au pied du volcan.

Bon à savoir : Pas besoin de guide pour la randonnée, le sentier est bien balisé. Comptez 3H/3h30 aller-retour. Prenez avec vous de l’eau, des chaussures de randonnées et un k-way au cas où. Vérifiez bien la météo avant de partir et prenez en photo les numéros d’urgence indiqués au niveau du parking par précaution. 

Comme on dit : après l’effort le réconfort; et ce dernier nous l’avons trouvé à Malendure, l’une des plages incontournables de l’île. Elle est notamment connue pour la présence de tortues de mer ! Il s’agit d’une plage de sable noir volcanique entourée de palmiers, offrant une vue magnifique sur les reliefs une fois dans l’eau. 
Plage de malendure

Des food trucks et des vendeurs de délicieux sorbets coco artisanaux sont là pour régaler vos papilles après une bonne baignade.

Des activités sont également possibles :

  • Snorkeling (possibilité de louer des équipements);
  • Kayak jusqu’à l’îlet Pigeon;
  • Plongée dans la réserve Cousteau;
  • Sortie en bateau avec fond de verre (sympa si vous avez des enfants).

Nous nous sommes laissés tenter par un baptême de plongée booké pour le lendemain, Prix : 50€. Vous avez également la possibilité de passer le niveau 1 du PADI (Profesionnal Association of Diving Instructors).

Bon à savoir : La crème solaire est interdite ou alors il en faut une respectueuse de l’environnement (d’ailleurs si vous avez une crème solaire bio et qui ne rend pas la peau blanche soyez sympas, mettez-la en commentaire, je n’ai pas encore trouvé la perle rare).

Les places de stationnement le long de la plage sont payantes.

L’autre plage célèbre de Basse-Terre se situe à Deshaies, mais nous n’avons pas eu le temps d’y aller.

Le soir nous sommes allés faire nos courses à Carrefour pour préparer notre diner. Il faut savoir que la nuit l’île n’est pas très animée, les restaurants ferment tôt et l’hébergement étant en hauteur je ne souhaitais pas faire la montée en voiture dans la nuit noire. Par ailleurs, on entend souvent dire que la vie coûte cher aux Antilles et c’est vrai. Manger dans les food trucks nous est finalement revenu moins cher que de cuisiner. 

Tortue marine
  • Jour 2 : Bains thermaux et plongée 

Basse-Terre compte plusieurs bains d’eau chaude grâce au volcan. D’ailleurs la centrale géothermique de Bouillante assure 10% de l’électricité de l’île.

Étant justement logés dans cette ville nous avons souhaité tester ceux qui en font sa renommée :

  • La source du Bourg près de la station de géothermie à 45°C située en bord de plage et très appréciée des locaux (nous étions les seuls touristes). Il faut se garer près de la station service et traverser la route pour l’atteindre;
  • La source Thomas, la plus chaude : 70/80°C. Bien indiquée, elle se situe à une dizaine de minutes à pied du parking. Seul inconvénient, le bassin est très petit et ne peut contenir que 7/8 personnes. Un conseil : venir très tôt. 
Bain thermal de Bouillante

Nous sommes ensuite retournés à la plage de Malendure pour le baptême de plongée. Le moniteur reste avec nous tout le long. L’expérience est sympa pour une première fois, mais on est loin de la variété de poissons de la Mer Rouge (d’ailleurs si cela vous intéresse, retrouvez l’article Egypte ici).

Le reste de l’après-midi a été dédiée au repos et à la baignade. 

  • Jour 3 : Cascade

Des cascades, sur cette partie de l’île, il y en a des dizaines avec plus ou moins de difficultés pour les atteindre : cascade aux écrevisses, saut d’acomat, saut de la lézarde….

Personnellement, nous avons choisi d’aller aux chutes de Carbet à Capesterre-Belle-Eau. 

Il y en a trois : une de 20 mètres de haut mais inaccessible au moment où nous y étions à cause des éboulements (1ère chute d’eau), une de 110 mètres accessible facilement car aménagée (idéal si vous avez des enfants), et la dernière de 115 mètres de haut, la plus difficile d’accès (3ème chute d’eau).

Ayant fait l’ascension du volcan deux jours avant, nous avions initialement prévu de faire la deuxième chute (d’autant plus que j’étais en robe), mais la dame au guichet nous a convaincu de faire la troisième, plus belle et plus haute. Je me suis assurée auprès d’elle que la randonnée n’était pas trop dure et surtout faisable en robe…

Lorsqu’elle a vu mon état au retour, elle s’est excusée ^^.

Mon dieu que c’était dur ! Près de 3h uniquement pour l’aller en pleine forêt tropicale (je vous laisse imaginer le taux d’humidité). Une petite partie commune avec la 2ème chute est aménagée et facile puis vous vous retrouvez vite à marcher dans la boue et à devoir vous aider de cordes pour grimper. Le mental et l’endurance sont mis à l’épreuve.

Végétations sur le chemin de randonnée
Ruisseau pour se raffraichir pendant la randonnée

J’étais heureuse d’arriver au bout et satisfaite d’avoir pu me dépasser. En guise de récompense : une vue magnifique sur la cascade et la possibilité de se rafraîchir (c’est peu dire vu la température de l’eau) dans le bassin.

Troisième chute de Carbet

Le retour est un peu plus rapide mais les jambes sont lourdes et l’équilibre moins évident en descente. Vous l’aurez compris : si vous n’êtes pas un adepte des randonnées, favorisez la deuxième chute ou une autre cascade.

A la sortie des chutes se trouve un petit bassin d’eau chaude naturelle, le bassin paradis à 40°C. Vide à notre arrivée, il était blindé au retour nous avons donc passé notre chemin.

Bon à savoir : L’accès aux chutes est payant : 5€ pour les adulte, 3€ pour les enfants. Possibilité d’acheter de l’eau et des sandwichs sur place. Des WC sont également disponibles.

A quelques minutes de là, figure une impressionnante allée de près de 400 palmiers, l’allée Dumanoir. N’hésitez pas à vous y arrêter.

L'allée Dumanoir

Les Saintes

Depuis Basse-Terre, vous pouvez rejoindre une autre île de l’archipel de Guadeloupe : les Saintes, dont la baie est l’une des plus belles au monde ! 

Le saviez-vous ? L’archipel de la Guadeloupe se compose de 5 îles : Basse-Terre, Grande-Terre, Désirade, Marie-Galante et les Saintes. 

Pour y aller, il faut prendre un bateau depuis Trois Rivières à réserver ici. La traversée dure 15/20 min pour 23 € A/R. Vous avez le choix entre Terre-de-Haut et Terre-de-Bas. La première étant plus connue et développée, c’est là que nous avons débarqué.

Bon à savoir : Possibilité de garer son véhicule au parking pour 5 € la journée. Il est petit, donc n’arrivez pas au dernier moment afin de trouver une place.  

Une fois sur l’île, il faut choisir son moyen de locomotion (les voitures sont interdites) : voiturette électrique, scooter, vélo électrique (ou à pieds).

Très optimiste, je me suis dit que ce serait plus sympathique de louer des vélos que la voiturette. Hum… c’était sans compter sur les courbatures post randonnée de 4h… et j’ai surtout négligé le nom de cette partie des Saintes : Terre-de-Haut ! Autant vous dire que mes jambes m’ont lâché dès la première ascension… Je pédalais et pédalais, et hop, le vélo reculait aux premiers ralentissements (ne vous moquez pas). Vous imaginez bien que reprendre son élan avec 300 mètres de dénivelé, c’est mission impossible … 

D’ailleurs, à l’aéroport en rentrant, une dame m’interpelle « Bonjour, vous allez bien ? On s’est croisées aux Saintes, vous galeriez avec votre vélo … ». La honte ^^. Moralité : ne faites pas comme moi, prenez la voiturette ou le scooter pour découvrir tous les recoins de l’île. Bien qu’elle soit petite, à pied vous n’aurez pas le temps de tout voir et surtout la montée est rude. 

J’ai donc laissé monsieur rejoindre seul le fort Napoléon, d’où la vue sur la baie est splendide, puis nous avons sillonné le reste de la magnifique île.  

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Vue du fort Napoléon
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Baie des Saintes

Nous sommes allés faire un tour à la plage de Pompierre, très grande et ombragée avec les cocotiers. Elle dispose également de tables de pique-nique. Malheureusement elle était envahie à ce moment-là par les sargasses (algues odorantes) et bien qu’ils étaient en train de déblayer, l’odeur nous a empêché d’y rester. 

Nous avons préféré faire notre halte pique-nique et baignade à la magnifique plage de Anse Rodrigue, peu fréquentée et à l’eau transparente (en témoigne la photo). Les poissons étaient à nos pieds.

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Plage de Anse Rodrigue

Après avoir profité de la plage, nous avons flânés dans les rues colorées du Bourg où se trouvent l’église et la mairie, très mignonnes, puis nous avons rendu les vélos directement chez le propriétaire. Cela nous a permis de discuter avec lui, notamment de la période des pluies et des cyclones durant laquelle les Saintois se barricadent. Nous lui avons également fait part de notre étonnement de voir autant de blancs et blonds aux Saintes. Il nous a informé qu’il s’agit des descendants de bretons venus s’installer sur l’île au 17e siècle. Ils représentent encore aujourd’hui la majorité des habitants de l’île.

Avant de reprendre le bateau (le dernier est à 18h00), ne manquez pas de gouter à la spécialité des Saintes : les tourments d’amour, des petits gâteaux hyper moelleux à la noix de coco, goyave, mangue….Près du port, pleins de dames en vendent. Leur nom vient du fait que les femmes de pêcheurs préparaient ces gâteaux en attendant que leurs maris rentrent de la pêche. 

Mairie de Terre de Haut

Que faire d’autre à Terre de Haut :

  • Visiter le fort Napoléon
  • Faire la randonnée le Chameau
  • Aller à la plage du Pain de sucre

Pointe-à-Pitre

Avant de rejoindre Grande-Terre pour la suite du séjour, une halte à Pointe-à-Pitre s’impose. Pour cela, nous traversons de nouveau la sinueuse route de la Traversée. Elle porte bien son nom puisqu’elle traverse la forêt. 17 km de pur plaisir pour les yeux et les oreilles grâce aux oiseaux qui vous accompagnent tout le long (après 5 jours à conduire, les virages n’avaient plus de secret pour moi et j’ai donc pu me délecter du paysage :)). 

Bon à savoir : Sur la route se trouve la cascade des écrevisses, très facile d’accès (en 10 min) ainsi que le parc des mamelles, un zoo en pleine forêt tropicale (Prix : 17,5€ adultes et 12€ enfants) 

Une fois arrivée à Pointe-à-Pitre, changement de décor : bâtiments délabrés et noircis par la pollution, bouchons … Pointe-à-pitre n’est pas une ville très attrayante aux premiers abords mais mérite de s’y arrêter une journée pour :

  • Se balader dans les rues à la découverte du street art;
  • Flâner au marché à la découverte des épices, fruits tropicaux et saveurs créoles où les vendeuses portent leur tenues traditionnelles et où les « doudous » fusent.

Bon à savoir : Ouvert du lundi au samedi de 6h à 15h.

  • Visiter le mémorial ACTe « centre caribéen d’expression et de mémoire de la traite et de l’esclavage » situé près du port, inauguré en 2015 et gratuit. Je l’ai trouvé vraiment très intéressant et instructif.  L’histoire des îles caribéennes depuis l’Antiquité jusqu’à aujourd’hui est contée à travers un audio-guide, des projections vidéos et des bornes interactives.  Cette visite fait écho à celle de l’île de Gorée au Sénégal (découvrez l’article sur mon voyage au Sénégal ici). Il faut compter environ 2h.
Bon à savoir : Ouvert de 9h à 18h et gratuit
Mémorial ACTe
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Section Caraîbes
  • Dégustez un bon repas antillais Chez Coco. Petit restaurant qui ne paye pas de mine mais qui vous fera voyager. Le personnel est drôle, sympathique mais lent il vous faut faire preuve de patience 🙂

Bon à savoir : La ville étant relativement petite, mieux vaut garer votre voiture et partir à sa découverte à pied (d’autant plus que trouver une place n’est pas une mince affaire)

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Grande-Terre

A Grande-Terre, les routes sont plates et la végétation laisse place à un paysage plus sec. Ici, vous avez accès aussi bien à la mer des Caraïbes qu’à l’Océan Atlantique

  • Jour 6 : Saint François

Grande-Terre est connue pour ses plages paradisiaques, elle en compte une dizaine. Notre « beach tour » a demarré par la plage de Bois Jolan située entre Saint François et Sainte Anne. Avec son sable blanc et son eau cristalline elle est familiale et appréciée des locaux qui viennent pique-niquer armés de leur glacière, musique et pour certains de leur canne à pêche. L’eau est peu profonde ce qui en fait un endroit idéal si vous avez des enfants. 

Pour un peu d’intimité, cette plage est parfaite de par son étendue. Nous avons pu dénicher un spot à l’ombre, près des arbres, où poser notre tapis de plage. Entre notes de musique caribéenne et éclats de rire, l’ambiance guadeloupéenne donne le sourire. Pour parfaire le moment, rien de mieux que d’aller chercher quelques accras de morue et un jus de mangue bien frais.

Plage de Bois Jolan

Nous sommes ensuite allés nous promener à Sainte-Anne, à la Plage du Bourg. Proche de la route et très touristique, nous ne nous y sommes pas baignés. Toutefois, la présence de l’incontournable Fabienne Youyoutte, enseigne de glaces aux saveurs originales et locales (patate douce, piment, goyave, coco…) vaut le détour. Prix : 4,5 € pour 2 boules. 

Le soir, nous souhaitions manger dehors. Nous avons tenté un food truck à Saint-François pour des Bokits (sandwich antillais très bon et copieux) mais nous avons dû attendre pour cela … 45 minutes (je précise que nous étions les seuls) ! La lenteur n’est pas qu’un cliché ici, mais s’adapter fait partie du voyage, et travailler sa patience fait du bien. Comme on dirait en Tanzanie : « Polé, Polé » (doucement, doucement).  

  • Jour 7 : Pointe des châteaux 

Comme je le disais en préambule, la Guadeloupe dispose de paysages très variés. La Pointe des châteaux sur la rive Atlantique de l’île en témoigne. 

Après une vingtaine de minutes de route, on gare la voiture sur le bas coté d’où l’on aperçoit déjà un panorama bien différent de ce que nous avons vu jusqu’à présent. On s’approche de l’Océan agité. Au loin, une grande croix est érigée sur un sommet. Le chemin de la randonnée y mène. Il faut marcher une quinzaine de minutes et gravir quelques marches pour l’atteindre mais rien de bien difficile, le chemin est aménagé. La vue depuis le sommet est époustouflante. Les vagues claquent contre les roches, une palette de bleus s’offre à nous.   

Vue depuis la croix
La fameuse croix

Il est possible de continuer la randonnée en longeant les rochers à gauche en descendant du sommet. Le chemin amène a un beau spot où les locaux s’adonnent à la pêche.

Une autre randonnée est possible plus au nord de la côte, la Porte d’Enfer. Nous avions prévus de la faire mais les commentaires des voyageurs se désolant de la présence de sargasses nous ont refroidi. 

Nous reprenons alors la voiture pour quelques centaines de mètres afin de se rapprocher de la plage des Salines. On retrouve le paysage caribéen avec l’eau turquoise et le sable blanc. Prenez avec vous l’équipement de snorkeling, il y a de quoi kiffer sous l’eau :).

Bon à savoir : Prévoyez de quoi manger, il n’y a pas de food truck sur la plage.

En rentrant, nous faisons une halte au marché nocturne de Saint Francois qui se tient tous les mardis à partir de 19h00 (pensez à prononcer l’invocation à retrouver ici). Le marché n’est pas grand mais dispose d’étals de souvenirs faits main, d’épices et surtout de nourriture ! Accras, fruits, beignets, flan coco… Miam !

Jour 8 : Plage de la Caravelle

Pour cette nouvelle journée, nous partons à la découverte d’une autre célèbre plage, la plage de la Caravelle. C’est à cet endroit que le Club Med s’est implanté, ce qui en fait une plage rapidement bondée. D’autant plus qu’une partie de la plage est condamnée par la présence des sargasses. Elle offre néanmoins l’avantage de pouvoir pratiquer une activité nautique : kite surf, jet ski, voile… Nous étions trop fatigués pour tenter quoi que ce soit, c’était une journée chill. Enfin, c’était sans compter sur un attroupement près de nous qui a mis fin à ma petite sieste. Un iguane que des touristes nourrissait de cuisses de poulet afin de le filmer a attiré une foule d’enfants et d’adultes.

Nous avons fini par quitter la plage pour revenir au logement et profiter du jacuzzi à la place.  

Plage de la Caravelle

Jour 9 : Côte Ouest

Nous souhaitions avant de partir faire du kayak dans la base nautique de Saint François. Malheureusement, le temps étant venteux cela était impossible. Motivés par l’envie d’en faire, nous trouvons sur internet un autre centre nautique situé à Vieux Bourg à 30 minutes de route. Un regain d’espoir nous y mène, mais une fois sur place, seconde déception, aucune session n’est prévue ce jour-là du fait de la basse saison.

Pas de quoi plomber notre moral, on se dit que c’est le mektoub (le destin) et choisissons de poursuivre notre route vers le nord. En retournant à la voiture, nous tombons par hasard sur un club de kayak pour enfants. On s’approche par curiosité et la gérante nous aborde. Nous lui expliquons nos déconvenues et adorable qu’elle est, nous propose de rejoindre le groupe de collégiens qui devait s’entrainer le lendemain, moyennant quelques euros. Nous l’informons que nous sommes totalement débutants mais cela ne semblait pas être dérangeant. Trop contents de ce revirement de programme inespéré, nous la remercions et lui demandons conseil sur les coins sympas à explorer. 

Elle nous suggère la ville de Port-Louis et plus particulièrement la plage du Souffleur. Nous arrivons vers 11h et découvrons une belle étendue de sable blanc. Les food-trucks démarrent leurs fourneaux, les restaurants installent leur tables, les stands de bouées tractables sont encore fermés. Nous avons l’impression d’être arrivés à l’aube tant la plage est calme et peu fréquentée. Nous profitons de l’air marin et du son des vagues le temps que les premiers accras de morues cuisent.

Bon à savoir : En tant que musulmans ou vegan le choix peut être restreint en Guadeloupe, vous alternerez entre bokit ou agoulou thon/morue et accras de morues. Le choix est plus vaste au restaurant avec diverses poissons frais. Ceci dit, la nourriture y est très bonne.  

Après la pause déjeuner, nous optons pour une marche digestive. Depuis le parking (gratuit) de la Plage du Souffleur, vous pouvez faire une jolie randonnée facile et bien indiquée à travers la mangrove. La première partie se fait au milieu de la végétation plus ou moins humide (prévoyez des chaussures de randonnées) avant de parvenir à des pontons depuis lesquels vous pourrez observer un nombre impressionnants de crabes et d’oiseaux.

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Mangrove de Port-Louis
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Mangrove

Après cette belle promenade, nous poursuivons notre route vers la Plage de Anse Bertrand. Magnifique elle aussi nous n’y faisons pas long feu car nous découvrons une magnifique crique cachée à quelques minutes à pied : Trou A Man Loui. Sublime ! (Attention toutefois au courant). 

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Plage de Anse Bertrand
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Trou A Man Loui

Dernier arrêt avant de rentrer : Pointe de la Grande Vigie.

Comme son nom l’indique, l’endroit se situe à la pointe de Grande-Terre. Une fois la voiture garée, nous prenons le sentier quelque peu rocailleux pour un kilomètre de marche à travers la forêt. A mesure que nous avançons, des falaises apparaissent à l’horizon. Nous avons l’impression d’être en Normandie. Les vagues de l’Océan mouvementé claquent contre les falaises. L’endroit est vide, nous restons là, un long moment à contempler le spectacle et méditer. 

Une belle note pour finir cette riche journée. 

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Pointe de la Vigie
  • Jour 10 : Vieux Bourg
C’est le jour J pour le kayak ! 
Nous prenons la route un peu plus tôt pour s’arrêter à Morne-à-l’Eau, où se trouve un énorme cimetière atypique qui surplombe la ville, puisque les 1800 tombes sont en damier noir et blanc.
 
 
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Tombes en damier
Cimetière de Morne-à-l'eau

Nous arrivons ensuite au club de kayak où nous rencontrons les moniteurs et enfants. Une fois équipés, ils nous expliquent le programme : 2h30 de kayak à travers la mangrove. Cela s’avère bien sportif !

Après quelques minutes de galères et d’agressions de branches que nous nous prenons en pleine face, nous arrivons à nous coordonner et traversons la mangrove. Nous nous faisons rapidement distancer par les enfants qui bronzent sur leur kayak en nous attendant ^^. Le couple de moniteurs prend le temps de nous expliquer la faune et flore qui nous entourent. 

Au bout d’1h30, nous accostons sur un îlot. Les enfants sortent leur sac poubelle et récoltent les déchets. J’ai trouvé l’initiative du club super : allier amusement et sensibilisation. Les moniteurs nous font un petit tour de l’îlot et nous font visiter l’église dans laquelle se tient une messe tous les dimanches ! Je vous rassure, les fidèles ne viennent pas en kayak. 

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Mangrove de Vieux Bourg

Le retour est plus rapide, le sens du courant est en notre faveur, et heureusement, car mes bras sont complétement ankylosés !

Une fois de retour au club, nous prenons le goûter bien mérité avec les enfants et rentrons nous reposer. 

Le soir, nous décidons d’aller au restaurant, chose que nous n’avions pas fait depuis Pointe-à-Pitre. Nous avions repéré quelques restaurants à la Marina de Saint-François près du logement. Notre choix se porte vers un restaurant de poissons qui s’avère être exquis !

Jour 11 : Le Gosier

Dernier jour 🙁 

Une fois les bagages paquetés nous prenons la route vers le Gosier (qui signifie pélican en créole), tout près de Pointe-à-Pitre et donc de l’aéroport. Nous nous baladons une dernière fois sur la plage et déjeunons avant d’aller rendre notre petite voiture à l’agence. Ce sont eux qui nous déposent ensuite à l’aéroport avec les autres touristes. 

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Plage du Gosier

Mon avis sur la Guadeloupe

Agréablement surprise par cette île. J’avais en tête une destination uniquement chill mais ce n’est pas du tout le cas. Il y en a vraiment pour tous les goûts et tous les âges comme vous avez pu le lire. 

Les guadeloupéens sont très accueillants et drôles. Je n’ai eu aucun souci en tant que musulmane. Je n’ai croisé aucune autre voilée et pourtant les regards étaient bienveillants. J‘ai même eu le droit plusieurs fois a des compliments sur mon burkini, c’est dire !

Ce que j’ai moins aimé :

  • L’absence d’animation le soir, les magasins et restaurants ferment tôt;
  • L’absence d’éclairage dans les rues (cela ne donne pas un sentiment de sécurité);
  • Le coût de la nourriture (courses/restaurants).

Que mange-t-on en Guadeloupe ?

Bokit / Agoulou (sandwich antillais), accras, multitudes de poissons, colombo de poulet, poulet boucané (ça avait l’air très bon)… Si vous êtes musulman ou végétarien et que vous n’aimez pas le poisson vous risquez d’être restreint. 

Desserts : Sorbet coco artisanal, flan coco, beignets banane, fruits succulents…

Quel budget prévoir pour 10 jours en Guadeloupe ?

Le budget, comme toujours n’est donné qu’à titre indicatif puisqu’il variera selon la période de l’année à laquelle vous y allez et votre façon de voyager. Pour notre part, nous y étions en saison basse. Néanmoins, en favorisant les locations (Airbnb, Abritel) plutôt que les hôtels et les food truck plutôt que les restaurants, le budget ne devrait pas exploser.

 

J’espère que cet article vous a plu, n’hésitez pas à poster un commentaire et à partager. Sur ce, je vous souhaite un bon voyage !

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